MyFoodCourt s'installe à Bordeaux : retour sur notre expansion en Nouvelle-Aquitaine
Après un succès incontestable en Occitanie, MyFoodCourt débarque à Bordeaux. Voici l'histoire de notre expansion et les restaurant partenaires qui nous ont rejoint.

MyFoodCourt s'installe à Bordeaux : retour sur notre expansion en Nouvelle-Aquitaine
Pourquoi Bordeaux était le prochain pas évident
Janvier 2023. Jérémy Dahan et l'équipe MyFoodCourt lancent le projet à Toulouse avec une conviction simple : les restaurants indépendants et les entreprises souhaitent travailler ensemble, elles ont juste besoin d'une plateforme.
Trois ans plus tard, le succès en Occitanie parle de lui-même :
- 45+ restaurants partenaires
- 12 000+ repas servis par mois
- Clients comme Groupama, BCG, Ministère de l'Économie et des Finances
Naturellement, la question n'était pas "Faut-il grandir ?" mais "Où ?"
Bordeaux avait tous les critères :
- Proximité géographique (200 km) : pas de nouveau marché inconnu, mais une vraie expansion régionale
- Écosystème gastronomique : Bordeaux est une ville pionnière en France pour la cuisine de qualité, les restaurants indépendants
- Économie dynamique : forte présence de sièges sociaux (Crédit Agricole, Total, Société Générale), universités, startups en croissance
- Culture de pause déjeuner : plus développée qu'à Toulouse historiquement
- Réseau de restaurateurs : nous avions déjà des contacts, des amis du secteur
C'était logique.
Le lancement : 3 mois de construction
Nous nous sommes lancés mi-2025 avec une approche disciplinée.
Mois 1 : Recrutement des restaurants
- Ciblage : restaurants avec une forte légitimité locale, 50-200 couverts midi, cuisine authentique
- Approche personnelle : réunions en face à face, démonstration du modèle économique
- Les premiers partenaires : Estela (cuisine méditerranéenne), Chez Mère-Grand (cuisine du sud-ouest), Bouillon Blanc (bistrot classique)
Mois 2 : Signature des premiers clients corporatifs
- Nous avons approché les DRH des grandes entreprises de la Métropole Bordelaise
- Deux signatures rapides : un cabinet d'audit (250 personnes), une PME du secteur IT (120 personnes)
- L'enjeu : un effet de réseau. Une fois 2-3 clients importants, les autres suivent
Mois 3 : Lancement opérationnel
- Mise en place des rotations : lundi, restaurant A ; mardi, restaurant B, etc.
- Formation des équipes MyFoodCourt locales
- Suivi quotidien, feedback, ajustements
Les restaurants qui nous ont fait confiance
Estela — Cuisine méditerranéenne
Situé dans le quartier des Chartrons, Estela était dans une phase délicate : bon restaurant, excellente réputation, mais dépendant des turistes et des clients occasionnels.
Notre proposition : 80-100 couverts garantis chaque jeudi, sans commission, juste votre prix.
Estela a accepté. Trois mois plus tard, 40% de son chiffre midi provenait de MyFoodCourt. Le restaurateur ? Deux postes de cuisine additionnels, plus heureux que jamais.
Chez Mère-Grand — Cuisine du sud-ouest
Le type de restaurant qu'on aime : une grand-mère qui cuisine comme une grand-mère. Confit de canard, cassoulet, aligot.
Le problème : une niche. Pas assez de clientèle locale pour remplir le midi.
MyFoodCourt lui a amené 120 collaborateurs chaque mercredi. Beaucoup découvraient le confit de canard pour la première fois. Certains revenaient le weekend avec la famille.
Bouillon Blanc — Bistrot classique
Coq au vin, boeuf bourguignon, pavé de saumon. Le classique français.
C'était un restaurant établi (20 ans), mais pris dans le piège du midi vide. Les touristes ne viennent pas à midi.
Avec MyFoodCourt : 150+ couverts chaque mardi. 35% de croissance de chiffre.
Les premiers clients corporatifs
Cabinet d'audit (250 personnes)
Toulouse avait montré que les cabinets d'audit adoraient le modèle :
- Collaborateurs stressés → besoin de vraie pause
- Budget alimentaire important → moins sensible au prix
- Flexibilité appréciée → chaque semaine, un restaurant différent
Nous avons eu une signature en 6 semaines. Aujourd'hui, 450 repas/semaine en moyenne.
PME IT (120 personnes)
Une startup en croissance, soucieuse de sa QVT. Ils testaient un modèle de cantine classique mais n'aimaient pas.
MyFoodCourt offrait exactement ce qu'il leur fallait : variété, qualité, soutien du local, coût inférieur.
Contrat signé. Très satisfaits.
Les défis de l'expansion
1. Construire le réseau restaurant de zéro
À Toulouse, nous avions le terrain. À Bordeaux, tout était nouveau.
Il a fallu :
- Identifier les 15-20 restaurants clés de la métropole
- Bâtir une credibilité locale (d'où venez-vous ?)
- Gérer les appréhensions ("On ne sait pas si c'est viable")
- Prouver que 85%+ du chiffre al restaurateur, ce n'est pas une blague
Cela a pris du temps. Mais maintenant, avons 18 restaurants opérationnels (vs 5 au lancement).
2. Loger les opérations
MyFoodCourt Bordeaux avait besoin d'une équipe locale : coordinatrice restaurant, support client, logistique.
Embauches faites. Formation sur le terrain.
3. Compétition locale
À Bordeaux, il y avait déjà d'autres acteurs du collectif : des cantines classiques, des plateformes de delivery, même un concurrent direct (une autre startup).
Notre avantage : nous étions plus locaux, plus justes pour les restaurateurs (85% vs 70%), plus flexibles.
4. Adoption client corporatif
À Toulouse, une entreprise découvrait MyFoodCourt et disait "Oh, parfait !". À Bordeaux, plus de méfiance.
"Vous êtes qui ? On doit aller manger où ? C'est qui Estela ?"
La solution : visites sur site, démonstrations, premiers repas gratuits pour les DRH.
Cela a marché.
Les chiffres aujourd'hui
Après 6 mois à Bordeaux :
- 18 restaurants partenaires (vs 5 au lancement)
- 7 clients corporatifs signés ou en test
- 2 500+ repas/mois (en croissance mensuelle)
- Expansion confirmée pour Q3 2026
Et maintenant ?
Montpellier (Q3 2026)
Nous avons déjà commencé à explorer Montpellier. Même approche.
Montpellier est plus petite que Bordeaux, mais le tissu de PME/startup est très dense (Euromédecine, Immociel, etc.). C'est un marché plus agile.
Toulouse toujours plus fort
Toulouse ne s'arrête pas. Nous visons 80+ restaurants en 2026, et des clients "large" (5 000+ personnes).
Le modèle scalable
Ce que nous avons appris : le modèle marche partout, avec les bonnes conditions :
- Un écosystème gastronomique local fort
- Une masse critique d'entreprises > 100 personnes
- Une culture de pause déjeuner établie
C'est vrai pour les 5 plus grandes villes de France.
Le mot de Jérémy
"Nous avons lancé MyFoodCourt pour résoudre un problème simple : comment amener les vraies restaurants dans les vrais bureaux ? Toulouse a prouvé que ça marche. Bordeaux le confirme. Ce qui m'excite maintenant, c'est de voir comment on peut répliquer ça à l'échelle de la France. Les restaurateurs attendent qu'on vienne les chercher. Les entreprises attendent une vraie alternative à la cantine. Nous sommes juste la plateforme qui dit 'oui' aux deux."
Merci aux restaurateurs et clients
Estela, Chez Mère-Grand, Bouillon Blanc, et tous les restaurants bordelais : merci d'avoir cru au modèle avant même que nous ayons prouvé quoi que ce soit à Bordeaux.
Groupama, BCG, le Ministère : merci pour votre loyauté et votre soutien depuis Toulouse. Votre confiance nous a permis de grandir.
Aux nouveaux clients bordelais : prêts pour une belle aventure culinaire ?
Conclusion
Bordeaux, ce n'est que le début. Nous avons prouvé que le modèle scale. Maintenant, c'est à la France entière de manger local.
À bientôt, Montpellier.
Jérémy Dahan
Équipe MyFoodCourt